WhiteShark, de Youtube à joueur Pro

Il est le fondateur de la Team Insanity, le youtubeur aux 100K abonnés, mais surtout un compétiteur invétéré. Son équipe est passée sous la structure Requiem et celle-ci est en passe de se faire un nom sur la scène française eSport de R6. WhiteShark revient sur son ascension et celle de son équipe, qui devrait concourir pour s’installer en Challenger League et fera tout pour battre Supremacy cet après-midi dans le cadre du troisième qualifier de la 6CuP !

 ESIX : On aimerait en savoir plus sur les joueurs qui composent ton roster.

WhiteShark : « Je pense qu’on peut commencer avec Mostafa, le plus jeune de l’équipe, qui lui n’a pas vraiment trop d’expérience compétitive. C’est un joueur très solide même si à la base c’est un joueur de ranked qu’on a pris pour compléter le roster. Au final, il s’avère être plus solide que prévu, du coup on a commencé à bosser avec lui.

 

Momo a une forte expérience compétitive, notamment en Challenger League. Il a déjà PU pour pas mal d’équipes, fait pas mal de LAN et c’est un joueur très, très solide.

 

Et puis on a Skybu et Djuz qui sont deux anciens très gros joueurs console, qui ont joué notamment pour les Lucky7 et qui ont participé au 6 Invitational, donc relativement costauds.

 

Quant à moi, l’expérience compétitive sur R6, je l’ai accumulée sur toute cette dernière année en fait, mais je suis sûrement le moins expérimenté de mon groupe. Par contre, j’étais déjà compétiteur avant sur d’autres jeux comme Ghost Recon Phantoms ou Counter Strike GO, sur lesquels j’avais quand même une très grosse expérience compétitive. »

 

Comment expliquer la popularité dont a fait preuve rapidement la Team Insanity alors que vous étiez des inconnus sur la scène pro ? Tes abonnés ont-ils pu se mettre à rêver d’un parcours similaire au tien ?

« En fait, je pense vraiment que ce qui joue, c’est surtout mes débuts et la progression ultra rapide dont on a fait preuve. Leur avoir expliqué que l’année dernière on n’était personne dans la compétition r6 et voir ensuite l’ascension qui a été très violente. On a recomposé l’équipe, on a beaucoup travaillé, et beaucoup prac, et aujourd’hui on est capable de tenir des équipes de PL tout simplement donc effectivement ça doit surprendre un peu.

 

Et puis à ça se rajoute la chaine YouTube, la proximité avec les gens, l’explication qu’on leur donne tout simplement, de ce qu’est la compétition sur R6. Il ya l’attachement, je pense, entre le youtubeur et sa communauté. C’est peut-être ça qui a créé la hype autour de cette équipe. Se dire que n’importe qui pourrait être à notre place s’il travaille aussi dur que nous. »

 

Parle-nous de la difficulté et des étapes de la création d’une équipe jusqu’au passage sous structure (Investissement en termes de temps, se donner de la visibilité, trouver des très bons joueurs…)

« C’est quand même très difficile de se lancer dans le monde compétitif sans expérience et sans avoir commencé en même temps que les autres compétiteurs, car le retard s’accumule. C’est ça le plus dur, rattraper le retard accumulé. Quand on a commencé, le roster était complètement différent de celui qu’il est aujourd’hui. On a commencé avec une toute petite équipe sur de tout petits tournois, donc les go4 on les a pris vraiment au sérieux. On a prac beaucoup plus dur et beaucoup plus souvent que les autres équipes. On jouait à peu près 4-5 heures par jour alors qu’on avait un travail à côté, voir jusqu’à 6-7 heures par jour les soirs ou l’on tirait vraiment sur nos nuits en raccourcissant notre sommeil.

 

Et puis au fur et à mesure, il y a eu des changements dans l’équipe, on à commencé a évoluer à force de s’entrainer, de regarder des matchs Pro League, de s’inspirer des autres et au fur et mesure on a réussi a créer notre propre base au niveau de l’équipe, et l’on est arrivé au roster d’aujourd’hui. De fil en compétition, de fil en entrainement et de fil en aiguille, aujourd’hui on s’est fait contacté par une structure justement parce qu’on a réussi a progresser assez pour pouvoir rivaliser avec les autres. »

 

Pourquoi avoir décidé de fonder ta team et ne pas chercher à en rejoindre une ?

« J’ai plus un tempérament de leader, je pense, j’aime bien entreprend et construire mes projets, je ne me voyais pas trop être dépendant du lead de quelqu’un d’autre. Je voulais plutôt façonner mon propre projet et faire les choses bien, j’avais une certaine vision de ce que je voulais du coup j’ai pris la décision de créer mon propre roster comme je l’avais déjà fait sur mes anciens jeux eSport. »

 

Aujourd’hui, vous devenez Requiem, pourquoi avoir choisi cette structure ? Est-elle présente sur d’autres jeux ?

« Le tag est vraiment sympathique, les maillots très beaux et puis c’est une structure qui nous a tout de suite proposé de nous donner un coup de main, que ce soit en LAN, que ce soit sur la communication ou que ce soit sur le développement de l’équipe et des joueurs. On s’est vraiment senti bien avec cette structure qui avait envie de s’investir dans l’équipe et voulait nous donner un coup de pouce. En fait, ce n’est pas vraiment qu’on la choisit, mais on a plus choisi de lui faire confiance. Elle est présente sur la scène Call of Duty et a la base sur console, il me semble. C’est leur première équipe R6. »

 

Qu’est-ce qu’il vous manque pour vous retrouver en Challenger League, ce qui je pense devrait être votre prochain objectif principal ?

« Pour verrouiller la Challenger League d’une manière certaine, il nous manque un cinquième joueur très costaud, comme un ancien joueur de CL ou de PL. Actuellement, je pense que c’est tout ce qui nous manque. Qu’on arrive a créer une synergie autour de 5 joueurs très solides et qui s’entendent bien en jeu pour pouvoir viser la CL. C’est vraiment le seul point qui nous manque encore pour être sûr de pouvoir passer un qualifier de Challenger, toujours en travaillant énormément bien sûr. »

 

Pour la 6cup, en partant du principe que les 4 équipes françaises de Pro League et les 2 de Challenger devraient se qualifier pour la 6cup, il resterait deux places et les équipes les plus proches de les obtenir sont les Luck7, les aAa (ex NameInc) et vous. Selon toi, qui ne sera pas de la fête au final ?

« C’est quand même compliqué de se prononcer et de faire des pronostiques sur ce genre de tournois, c’est vraiment dur. On n’est pas forcement moins fort, mais on a moins d’expérience et on joue ensemble depuis moins longtemps donc ce sera forcément compliqué. » (Nb.ITW réalisée avant le match face à Lucky7)

 

Un mot sur votre demi-finale contre Supremacy ?

On n’est pas vraiment stressés, avec nos perfs d’hier on sait qu’on a déjà montré qu’on était capable de surprendre et question morale on est à bloc ! Après on sait à qui l’on a affaire, ils restent des titans et justement l’envie de gagner n’en est que plus forte ! Nous n’avons rien à perdre et au contraire tout à y gagner donc on va y aller la rage au ventre !

 

À partir de quel objectif atteint, te verrais-tu arrêter R6 avec le sentiment du devoir accompli ?

« Si je me suis lancé dans la compétition c’est pour aller jusqu’au bout, et si j’ai un jour l’honneur de pouvoir atteindre le rang de joueur Pro League, je compte bien y rester. Ou en tout cas jusqu’à ce que je ne supporte plus le jeu. Mais il y a de très fortes chances que je reste sur R6 jusqu’à sa fin. »

 

On t’a vu co-caster avec Fio des matchs de Challenger League. Quelles impressions tires-tu de cet exercice ?

« J’ai trouvé ça super intéressant, je voulais absolument tenter l’expérience, moi qui parle beaucoup sur mes lives ou mes vidéos YouTube, je suis un peu décomplexé sur le sujet. Et puis je voulais voir un peu si c’était la même chose. Au final, le ressenti est complètement différent, parce que ce n’est vraiment pas le même sujet qui est traité. J’ai vraiment apprécié. C’est très long, éprouvant psychologiquement, mais vraiment sympathique. »

 

Vous pouvez retrouver WhiteShark sur son Twitter, ainsi que ses chaines Twitch et Youtube.

 

La rencontre Requiem/Supremacy est à suivre dès 15h, sur la chaine de supr3m3_85.

A lire en entier ici : url : https://www.esix.fr/article/whiteshark-de-youtube-a-joueur-pro

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